Notre parcours





Tout à commencé en 1984 lorsque nous décidons d'avoir un 2 éme enfant, après avoir eu « naturellement » et sans aucun problème une fille en 1983.Je n’imaginais pas à ce moment là que nous allions connaître l'enfer.Je suis enceinte mais fais rapidement une fausse couche.Je me dis alors que cela peut arriver, je ne m’inquiète pas outre mesure.Peu après je suis à nouveau enceinte, mais le même scénario se répète malheureusement "fausse couche" …….Par la suite plus de grossesse en vue, je commence alors des traitements, suite à ceux ci me revoilà de nouveau enceinte et ma grossesse se déroule bien jusqu'à 17 S A. Je devais passer une échographie à cette période et j’ai cru que le ciel me tombait sur la tête : le radiologue m’annonce que le cœur de mon bébé avait cessé de battre depuis plusieurs jours. Il constate cela en fonction des os non soudés du crâne du bébé. Pourtant la veille encore, le médecin de famille de l'époque me disait que mon bébé allait bien et qu'il entendait son coeur battre !!!!Au fond de moi je ne sentais aucun mouvement et je perdais du poids, c’est pourquoi j’ai décidé de me rendre à la clinique où est née ma fille. Là-bas j’ai donc vu la sage femme qui a pris la décision de téléphoner au médecin en exigeant que l’on me fasse passer une échographie d'urgence. Suite à cet appel, je suis retournée chez le médecin qui a rédigé l’ordonnance tout en me disant sur un ton mécontent « que tout allait bien et que c'était dans ma tête que ça n'allait pas ». Une fois l'échographie finie, le radiologue l'appela afin de le mettre au courant de la situation.
Le médecin traitant étant parti en vacances le soir même, je n’ai malheureusement pas pu le joindre pour lui exprimer le fond de ma pensée.Il était toujours « soit disant » absent…
On a malheureusement dû me provoquer l’accouchement pour expulser le bébé et pendant une très longue période je n’ai plus voulu entendre parler d'enfant. Plus tard, avec le temps, la douleur passe et je décide de reprendre le taureau par les cornes et je tente à nouveau. Malheureusement, encore des fausses couches à répétition .Je n’ai pas voulu baisser les bras. J’ai donc recommencé et là plus moyen d’être enceinte. Je passe donc de médecin en médecin pendant 14 ans et l’on finit par me dire que j'ai une stérilité secondaire sans aucune explication et un médecin intelligent décide de m'envoyer voir un spécialiste pour entreprendre une fiv.Je prends rendez vous pour septembre 1997 et me voilà sur le terrain, nous recommençons les examens sans trop attendrre et les résultats sont parfaits pour commencer le protocole d’une fiv, fin octobre je commence le traitement, tout se passe bien, ponction etc etc, j’obtiens 11 ovocytes et 10 embryons et le 28 Novembre 1997, j’ai un transfert de deux embryons. Finalement, à notre grand bonheur, la première tentative réussit et nous avons aujourd'hui un magnifique garçon de 4 ans 1/2 Kévin qui est né en 08/98 avec 3 semaines d’avance pour un poids de 3 kg 390 et une taille de 49 cm. Dès son premier anniversaire, nous décidons d'avoir le 3éme et nous revoilà dans le même calvaire!!!! Il me restait 8 embryons congelés de ma première tentative, j’ai donc fait 2 transferts de 3 embryons sur 4 à chaque fois, un seul transfert était positif mais le taux était trop faible et la grossesse n’évoluait donc pas. Ensuite j'ai refais une fiv : "test négatif", puis une autre "test positif", malheureusement lors d’une visite, je vois le gynéco changer de tête.Je le sens ennuyé et il m’annonce alors la mauvaise nouvelle : le cœur de mon bébé avait lui aussi cessé de battre. J’étais alors enceinte de 16 S A. A nouveau, on a dû provoquer comme un accouchement afin d’expulser le fœtus. Après ce calvaire, je n’ai toujours pas voulu baisser les bras, j'ai attendu quelques mois avant de recommencer aussi bien pour mon moral que pour ma santé qui ne suivaient plus. Je me sentais à nouveau prête à affronter un nouveau combat et là tout se passait bien pendant le traitement mais malheureusement sur les 3 ovocytes il n’y a eu un seul embryon non évolutif alors j’ai recommencé une tentative mais il a fallu doubler les doses d’hormones pour avoir plus de follicules .J'ai obtenu 4 embryons que l’on m’a transférés et le test était positif. J’étais bien sûr contente, d’autant plus que je n'avais pas de saignement comme les fois précédentes. Cependant, j’ai vécu l'horreur à nouveau.Ayant eu des contractions, je me suis rendue au service des urgences de ma ville car j’avais bien sûr très peur d'un début de fausse couche. Le gynéco de garde fronce les sourcils, agrandit l'image du bébé comme s'il cherchait à trouver impérativement l'image du coeur battant, j'étais enceinte de 10 S A. Mon regard a alors fixé l’écran et j’ai vu que le cœur de mon bébé ne battait plus. Je l’ai dit moi-même au gynéco car lui ne savait vraiment pas comment me l’annoncer, sachant que ce bébé était issu d'une fiv. Le lendemain je suis retournée voir le gynéco qui me suivait afin de vérifier le diagnostic de l’autre médecin. Après confirmation, j’ai de nouveau dû subir le même calvaire que les fois précédentes. J’ai alors tenté ma dernière fiv en octobre 2002, car j’ai en mon actif 4 fiv + 1 fiv qui ne compte pas pour raison de non transfert + 1 iac + 2 tec + les nombreux arrêts du fait que je ne réagissais pas au traitement .Elle s’est soldée par un échec, avec un seul embryon transféré donc très peu de chances !! Je suis retournée voir mon gynéco pour faire un bilan qui a révélé que je ne pouvais plus faire de fiv pour raison de santé suite à mes antécédents de fausses couches (8 au total), de plus je commençais à ne plus réagir au traitement et l’âge ne jouait plus en ma faveur. Le gynéco ne m'a pas fermé la porte pour autant, et a émis le souhait de me revoir en janvier 2003 pour étudier mon cas de plus près si toutefois je prenais la décision de continuer afin de me proposer une autre solution que la fiv mais il désirait que je fasse le point sur mon parcourt. Cependant, il m’a fortement déconseillé pour ma santé d’envisager d’autres traitements ainsi qu’une autre grossesse pour lui c'était une sage solution que d'arrêter.Mais aprés quelques semaines un ras le bol s'est installé et je ne me sentais plus la force de faire face à toutes ces épreuves. Cela commençait à devenir incontrôlable et ingérable pour moi et surtout pour mon couple même si nous étions en accord pour ce bébé. Je pense que nous avions du mal à dire « stop » et que nous avions besoin d'un coup de pouce pour dire " il faut arrêter " et le fait que je ne puisse plus faire de fiv nous a énormément aidés. Nous avons également eu quelques petits soucis avec notre fils Kévin. Nous l'avons tellement attendu que lorsqu'il est né pour nous c'était un miracle et nous l'avons surprotégé. Cela ne lui a pas permis d'être totalement autonome, on lui « mâchait le travail » comme nous disait notre médecin généraliste, il nous montrait du doigt quelque chose on le lui donnait alors le petit Kévin vivait cool ….pourquoi parler !! Si l’on voyait une pierre sur son chemin par exemple, au lieu de le laisser la contourner ou passer par dessus, on la lui enlevait !!! de peur qu’il se blesse…. pourquoi faire des efforts !!!! Tout en voulant le protéger, en croyant bien faire, on le mettait en danger indirectement. Depuis que nous avons compris notre erreur, on le laisse se débrouiller tout seul, en gros, on le laisse respirer et avoir sa propre personnalité mais nous devons être très présents pour rectifier nos erreurs. Grâce à notre prise de conscience et à nos efforts quotidiens il est devenu très coquin et bouge sans cesse comme tous les autres enfants de son âge et au niveau du langage ouffffffff !!! Il ne s’arrête plus de parler, il rattrape le temps perdu et croyez moi quand il fait une pause cela fait du bien !!!
Alors si un jour vous avez un enfant que vous avez attendu pendant longtemps, ne faites pas la même erreur, laissez le respirer sans trop l'étouffer tout en l'aimant très fort.Et en plus notre fils a des problémes assez important avec ses yeux et nous devons le faire opérer le 26 Mai 2003, alors tout ceci accumulé faisait trop!! Une chose qui est sûre c'est que mon mari et moi-même sommes allés jusqu'au bout de notre désir d'agrandir la famille et quand nous regardons notre fils et qu'il nous sourit en nous disant "maman, papa je vous aime " et qu'il nous embrasse de ses bisous si tendres et affectueux avec son air innocent et coquin, nous nous sentons très fiers de notre combat. Aujourd’hui, nous devons réapprendre à vivre et nous fixer de nouveaux horizons car notre vie qui avant était centrée pendant des années sur la conception d'un enfant a été bouleversée pourtant malgré toutes nos déceptions, nous avons l’immense joie d'avoir deux magnifiques enfants.
Je souhaite à tous les couples d'avoir le même bonheur que nous d'être parents car c'est le plus beau métier du monde à mes yeux !! Bien sûr les personnes qui ne sont pas passées par là ne peuvent pas comprendre notre combat, tout comme ceux qui n'aiment pas les enfants car malheureusement il y en a sur cette terre qui ne peuvent admettre la lutte acharnée des couples en manque d'enfant. Mais ces personnes là ne sont pas à blâmer mais plus à plaindre !!!!!! Alors ne vous découragez pas, ne baissez pas les bras même si le chemin est long et très pénible, il y aura sûrement au bout de ce chemin une récompense et si la vie, la nature en a décidé autrement, ne soyez pas trop dur avec vous-même car vous aurez tout fait pour essayer d’avoir un enfant, votre combat n’aura pas été vain car le plus beau des combats c’est de vouloir donner la vie.


Marie


 


 





This fabulous painting is an artwork by Thomas Kinkade.
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