Quel premier bilan sera prescrit ?

 

 

Chez un couple qui semble présenter un réel problème d'infertilité, et qui n'a pas de difficultés sexuelles, trois examens de base sont nécessaires pour situer la ou les anomalies en cause: l'évaluation du pouvoir fécondant du sperme du mari par un spermogramme; chez la femme, la perméabilité des voies génitales par la radiographie et les modalités du cycle menstruel sur une courbe thermique.

a) Le spermogramme:

C'est lui qui, en l'absence d'anomalie évidente, devrait toujours être pratiqué en premier dans un bilan d'infertilité: il est en effet trop souvent demandé après que l'épouse ait subi des investigations longues, parfois pénibles, et qui sont restées négatives. Examiné après deux à trois jours d'abstinence, un sperme montrant au moins 20 000 spermatozoïdes au millimètre cube, dont plus de 60 % présentent une mobilité satisfaisante dans l'heure qui suit l'éjaculation et plus de 70 % sont normalement constitués, suffit en pratique à éliminer la responsabilité du partenaire masculin.
On oppose souvent spermogramme et test postcoital (ou test de Huhner); en faits les renseignements qu'ils fournissent sont complètement différents, complémentaires et en aucune façon interchangeables. Le spermogramme, maintenant autorisé par toutes les confessions selon certaines modalités, évalue la qualité du sperme à son émission. Le test postcoital consiste à apprécier le comportement des spermatozoïdes dans les sécrétions génitales féminines, la glaire cervicale essentiellement et est donc fonction à la fois de la qualité du sperme et de celle des sécrétions féminines. C'est pourquoi il est fréquent d'observer des tests postcoïtaux médiocres, alors que le sperme est excellents, et aussi des tests de Huhner de bonne qualité avec une oligospermie ou une tératospermie marquée. Le spermogramme direct est l'examen le plus fiable pour le pouvoir fécondant masculin et devient par ailleurs nécessaire pour interpréter certains tests postcoïtaux de mauvaise qualité.

b) L'hystérosalpingographie,

faite en première partie de cycles, découvre d'éventuelles images intra-utérins et surtout apprécie la perméabilité tubaire et le passage intra péritonéal du liquide de contraste.

c) La courbe thermique

enfin, suivie sur deux cycles au moins, est indispensable pour apprécier l'existence d'un décalage thermique (en pratique, synonyme d'ovulation), sa date, ses modalités, ainsi que l'allure et la durée du plateau post ovulatoire, elle permet également de fixer dans le cycle la date de centaines explorations et de les interpréter


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